Peuplement et groupes ethniques
La Commune de Ségbana est constituée de cinq arrondissements : un en milieu urbain (Ségbana-Piami) et quatre en milieu rural (Liboussou, Lougou, Libanté, Sokotindji).
Les principaux groupes ethniques qui partagent le territoire de la commune sont les Boo, plus de 75% de la population. Ils seraient de Boussa au Nigéria entre le 12e et le 14e siècle. Ils cohabitent avec les Peuhls : 17%, les Dendi : 1,7%, le Yaruba et apparentés 1,6% et autres 4,7% (Haoussa, Baatombou, Fon).
Les données provisoires du troisième recensement général de la population et de l’habitation de février 2002 ont indiqué qu’entre 1992 et 2002, la population de Ségbana s’est accrue de 32.271 à 52.266 habitants. Le rapport de masculinité est de 94,7%
Religions et culture
A Ségbana, 81,8% de la population est musulmane, le catholicisme et le protestantisme représentent chacune 2,2% de la population. Les religions traditionnelles représentent 5,7% et 8,2% sont indéterminés. Cette population a une riche culture variée et diversifiée. L’exploitation traditionnelle du fer fait partie du savoir autochtone des Boo.
Principales formes d’organisation sociale et dynamique associative
L’organisation sociale traditionnelle
L’analyse du système d’organisation politique dans la chefferie des Boo, montre qu’il s’agit presque partout de système de succession en Z (Oumarou BANI GUENE 1996) . Dans un tel système qui n’a pas connu de dysfonctionnement, un fils ne peut en principe succéder directement à son père. Le pouvoir ne se transmet pas du père au fils en milieu Boo.
Chez les Peuhls, en dehors de Rouga de Lougou que les relations familiales orientent vers kandi, toutes les autres chefferies dépendent de celle de Diapéou. Dans la société Boo, la femme reste le maillon faible de la chaîne. L’homme demeure le chef de ménage, les enfants appartiennent à la lignée paternelle et ne peuvent hériter que du côté paternel. Dans la stratification sociale, le statut social et le sexe restent des critères qui déterminent l’autorité et la répartition des tâches. Cette vision sociologiques crée une marginalisations très prononcées plongeant ainsi les femmes dans un état de la pauvreté et de résignation.
Les principales organisations « modernes »
Plusieurs organisations et associations exercent leurs activités dans la commune de Ségbana. Il s’agit d’organisations non-gouvernementales (ONG), d’associations locales de développement et des groupements socio-professionnels. Les organisations non-gouvernementales en activité dans la commune sont : ABA-BORI, APEM, GERED, CERABE, API-BENIN, CEPADES.
Il existe plusieurs associations de développement dont la plus représentative est l’Association pour le Développement Social Economique et Culturel de Sègbana (ADSECS).
Il existe aussi d’associations non formelles d’entraide mutuelle qui se regroupent pour réaliser des activités champêtres à but lucratif, pour organiser des fêtes et pour l’achat des fournitures lorsqu’il s’agit des élèves. Ce dynamisme organisationnel constitue un atout important où les divergences internes sont maîtrisées et orientées vers un intérêt général.